Frères et sœurs,
Cette nuit est une nuit où l’obscurité se fend pour laisser jaillir la lumière, la nuit où le silence du tombeau éclate en chant de victoire. Comme l’écrit Isaïe : « Venez, vous tous qui avez soif » : Dieu nous ouvre une source vive, une eau qui ne tarit pas.
Toutes les lectures que nous avons entendues sont comme les pierres d’un grand chemin : la création, l’Exode, les promesses des prophètes, l’annonce de la Résurrection. Elles nous disent une seule chose : Dieu agit, Dieu sauve, Dieu recrée. Ce soir, l’humanité entière est renouvelée. Souvenons-nous de ce proverbe : « La nuit est plus sombre juste avant l’aube ». Et voici l’aube : le Christ ressuscité ! Le tombeau est vide, la vie a jailli, et l’espérance est plus forte que la mort.
Permettez une petite anecdote : un enfant, voyant les cierges s’allumer au début de la veillée pascale, demanda : « Papa, pourquoi tant de bougies ? » Le père répondit : « Parce qu’une seule flamme suffit pour chasser la nuit. » Voilà le sens de cette nuit : une seule flamme, celle du Christ ressuscité, éclaire le monde entier.
Alors, frères et sœurs, réjouissons-nous ! Cette nuit est la nuit de la création nouvelle, de la libération, de la victoire. Elle est le cœur battant de l’Église et de l’humanité. Oui, le Christ est ressuscité ! Et avec lui, une vie nouvelle commence pour chacun de nous.
